Un premier bilan du suivi de l’action fait état de 25% de grévistes au LFM ce 6 septembre pour ce qui est des enseignants résidents et expatriés du second degré.
Cette participation plus faible que lors des grèves de juin ou du 2 septembre s’explique par le choix de nombreux collègues impliqués dans notre mouvement local, mais adhérant également aux appels nationaux des 6 et 7 septembre, de suivre, en fonction de leurs possibilités ou de leurs services, l’une, l’autre ou les deux journées de grèves, de façon à assurer au sein du LFM un suivi et une visibilité dans notre action.
Rappelons que l’appel national à la grève (SNES-FSU) pour le 6 septembre et l’appel national intersyndical et interprofessionnel pour le 7 septembre s’inscrivent dans la même logique que les actions que nous avons menées localement en juin et le 2 septembre : celle de s’opposer à la politique budgétaire restrictive et destructrice menée par l’Etat (l’AEFE en ce qui nous concerne) et dont les effets sont plus que jamais visibles à cette rentrée 2010 à travers la dégradation sans précédent de :
- nos conditions de travail : tâches et responsabilités qui s’accumulent à l’infini sur le dos des enseignants et dénaturent leur métier (mise en œuvre du socle commun et de son livret de compétence en collège, nouvelles dispositions pour le DNB (Brevet), mise en place d’une réforme du lycée qui a pour but de réduire les horaires d’enseignement et donc le nombre des enseignants tout en leur demandant d’obtenir de meilleurs résultats pour leurs élèves, prise en charge de l’orientation des élèves, absence de formation pour les néo-recrutés,…). Tout cela dans un contexte de mise en œuvre de méthodes managériales au sein des établissements et de pouvoir accru pour les équipes de direction sur les personnels et leurs carrières ;
- nos conditions de rémunération : aucune réflexion sur la revalorisation de notre profession n’est envisagée (elle devait pourtant résulter de la suppression massive de postes dans l’Education Nationale), si ce n’est tout le contraire. On le voit bien localement avec le gel de nos salaires, l’augmentation dérisoire de l’ISVL, la suppression du SFT, les frais de scolarité à payer, les tâches supplémentaires mal ou non payées (bac blanc, TPE, ECE, heures de concertation diverses et variées,…). Dans le même temps, alors que la situation financière devient difficile pour de nombreuses familles d’enseignants, les années de cotisation pour accéder à une retraite digne et méritée s’ajoutent inexorablement.
C’est dans ce contexte que l’AG des grévistes, réunie ce matin en salle des professeurs de 10h30 à 12h, a réfléchi aux actions à mener pour prolonger notre action locale, notamment sur les problèmes liés à la rémunération des résidents (ISVL, paiement des tâches supplémentaires) et à la scolarisation de leurs enfants (SFT, frais de 1ère inscription). Des propositions ont été faites et des engagements de la part des enseignants présents ont été pris sur une série d’actions à mettre en place au LFM dans les semaines qui viennent :
- refus de participation à toute réunion, administrative ou de concertation qui serait programmée après la journée de travail des enseignants et qui n’aurait pas un caractère obligatoire prévu par les textes,
- arrêt d’alimentation des sites « vitrine » du LFM par les enseignants,
- arrêt de projets mis en œuvre dans et à l’extérieur de l’établissement,
- campagne de rétention des notes,
- refus de toute tâche supplémentaire ou non clairement prévue dans les textes comme obligation de service si elle n’est pas justement payée en HSE.
Cette liste d’actions n’étant pas exhaustive, la réflexion se poursuivra demain, 7 septembre, lors de l’AG des grévistes qui se tiendra à partir de 9h en salle des professeurs et durant laquelle une motion sera rédigée à l’attention de nos autorités de tutelle (SCAC et AEFE), rappelant nos revendications légitimes et alertant des actions qui seront mises en place pour qu’elles aboutissent.
Pour les plus courageux, un piquet de grève est organisé par la section SNUipp du LFM à 8h30 à la porte 0. Si nous sommes assez nombreux un autre piquet pourra se tenir porte 4.
Ces revendications et la détermination des enseignants du réseau Espagne seront rappelées à Monsieur l’Ambassadeur de France en Espagne qui reçoit une délégation du SNES mercredi 8 septembre à 11h.
Une demande d’heure d’information syndicale à été déposée pour le lundi 13 septembre à 13h, pour nous permettre de faire le point et à défaut d’avancée significative, d’établir le calendrier des actions proposées lors des AG du 6 et du 7 septembre.
C’est pourquoi votre présence à l’AG de demain est essentielle, seule une expression forte et massive de vos revendications et des actions que vous vous engagez à mettre en place pour qu’elles aboutissent, nous permettra de montrer à l’Ambassade et à l’AEFE votre détermination à ne pas céder sur vos droits et sur vos salaires.
Pour le bureau de la section SNES LFM,
Alexis ROJAS